30 avril 2021

Le Patrimoine Religieux

La Cathédrale Saint-Corentin : 1240 - 1856

L'église Notre-Dame de Locmaria : XIe ET XIIe siècle

L'église Saint-Mathieu : XVIe siècle

L'église Sainte-Trinité (Kerfeunteun) : XVIe et XVIIe siècle

L'église Saint-Alar (Ergue-Vihan) : XVIe et XVIIe siècle

L'église Sainte-Claire (Pen-Harz) : 1891-1892

L'église Saint-Pierre/Saint-Paul (Meilhou Glaz) : XXe siècle

L'église Sainte-Bernadette (Pennager) : 1937

L'église Sainte-Thérèse de l'Enfant Jésus : 1932-1934

La chapelle Ty-Mamm Doue (Kerfeunteun) : 1540

La chapelle Notre-Dame de Pitié (Saint-Mathieu) : XVIIIe et XIXe siècle

La chapelle Notre-Dame de Bon-Secours (Saint-Corentin) : 1667-1747

La chapelle de Missirien : 1897

La chapelle Saint-Joseph (Saint-Mathieu) : 1868

La chapelle Saint-Pierre ( Kerfeunteun) : 1875

La chapelle des Ursulines (Saint-Corentin) : 1822

La chapelle de l'Hospice (Saint-Corentin) : 1711-1737

La chapelle de la Sainte Famille (Saint-Corentin) : XIXe siècle

La chapelle Sainte-Athanase : 1846

La chapelle Saint-Yves : 1933

La chapelle de Kerlot : Non datée

La chapelle Saint-Sébastien : XIIIe siècle

La chapelle Sainte-Catherine : Non datée

La chapelle du Guéodet : XIVe siècle

La chapelle Saint-Primel (Saint-Corentin) : XIXe siècle

La chapelle Sainte-Thérèse : XVIIIe siècle

La chapelle Saint-Nicolas : XIXe siècle

La chapelle de l'Institution Sainte-Thérèse : 1938

La chapelle de la Madeleine (Rue Neuve) : XIIIe et XIVe siècle

La chapelle Saint-Jean (Rue Vis) : XVIIIe siècle

La chapelle Notre-Dame du Paradis (Saint-Mathieu) : 1528

La chapelle Notre-Dame du Penity (Frugy) : XVIe siècle

Les chapelles Saint-Marc et Saint-Louis (Saint-Mathieu) : XVIe siècle

Le prieuré : 1646 - 1756

Le grand Séminaire : 1678

Le couvent des Calvairiennes : XVIe siècle

Le couvent des Ursulines : 1720

Le couvent des Franciscains (Kermabeuzen) : 1958

Le couvent des Cordeliers : XIIIe siècle

La liste serait trop longue pour évoquer le nombres d'édifices, de croix, de chambres funéraires, de tombeaux et des autres chapelles, les fontaines...... 





29 avril 2021

Eglise de Locmaria

Le Monastère aurait été construit au XI e siècle sur l'existence d'un camp Romain. 

L'Abbaye est construite sur aveu d'un comte de Cornouaille, Sieur Alain de Caignart. Il fait de ce domaine un lieu religieux regroupant d'une part et d'autres hommes et femmes.

Le domaine dépend du Prieuré Saint-Sulpice de Rennes jusqu'à la moitié du XIVe siècle, date à laquelle, la partie regroupant les hommes est détruite. 

En 1866, l'église est restaurée. Elle présente en plan, une nef avec deux bas-côtés, une abside en hémicycle, flanquée de deux absidioles qui s'ouvrent chacune sur un croisillon du transept.

1 - L'intérieur est très simple, aucune voûte n'est construite, juste des lambris de bois. La nef est éclairée par des fenêtres hautes sans aucune moulure, comprend six travées.Les arcades retombent sur des piles de plan rectangulaires qui offrent dans leur appareil, l'art Carolingien.

Sur la dernière arcade, au centre, se trouve le Christ vêtu d'une longue robe. L'usage d'habiller celui-ci reste d'actualité en Bretagne jusqu'à la Renaissance alors qu'en France, cela a déjà disparu. La reproduction de la statue serait datée du XVIe siècle.

Le transept aurait été construit au XIe siècle. L'art de celui-ci est très contemporain. Le carré est recouvert d'un plafond de bois, il aurait été surmonté d'une tour-lanterne, sans doute en rapport à l'architecture Normande.

L'abside, démolie au XVIIe siècle, a été refaite dans le style du transept. L'absidiole est quant à elle d’architecture moderne.

2 - L'extérieur correspond à la simplicité de l'intérieur. La façade reflète la disposition générale de l'édifice. Le porche est très bas, saillant. Il s'ouvre de côté par des baies flamboyantes dont l'ornementation rappelle celle des fenêtres de la Cathédrale. Auparavant, le portail se compose de deux baies en plein centre. Il existe deux ouvertures, l'une côté Nord et l'autre coté Sud.

Les fenêtres n'offrent aucune moulure ni décoration. La croix qui couronne le pignon est une copie moderne d'une croix Romane.

La tour, trapue et carrée est surmontée d'une flèche massive. 

3 - Le mobilier de cette église n'est pas très détaillé. Il existe quelques tombes plates très usées dans le bas-côtés-Nord. On peut y découvrir le dessin des corps et les motifs de décoration du XVe siècle.

Le bénitier reflète d'une curiosité pas commune. Il est en granit et est formé comme une sorte de tronc de pyramide octogonale renversé, posé sur un socle à huit pans très bas.  

Dans la cour, on y découvre plusieurs arcades d'un cloître de style classique et trois autres, enterrées. Il s'agit peut-être des vestiges d'un ancien cloître du XIIIe siècle. Les bâtiments près de l'église datent du XVIIe siècle.  










Eglise Saint-Mathieu

La date de construction de l'élise est très récente, 1894-1896. On y a conservé le grand vitrail de l'ancienne église du XVIe siècle.

Il représente la Passion en dix scènes : l'agonie au jardin, le baiser de Judas, la comparution devant Caïphe, la flagellation, le couronnement d'épines, la condamnation par Pilate, le portement de Croix, le crucifiement, la mise au tombeau et la résurrection.

Un dais décoré dans le style Renaissance domine chaque scène. L'agonie et le baiser de Judas sont modernes. 

Ils auraient été composés d'après les vitraux de l'église d'Ergué-Gabéric. 

Le crucifiement viendrait de l'imitation de celui de l'église de Tourc'h. 

Tout porte à supposer que ce vitrail provient du même atelier, du Maître-Verrier. 

Une grande école de Peintres-Verriers est fondé à Quimper au XVIe siècle. 

Beaucoup de vitraux d'églises du Finistère proviennent de cette école.










28 avril 2021

Le Palais Episcopal

Dans les écrits de Mgr L’Évêque, Saint-Corentin, il est décrit que le Roi Gradlon veut lui offrir son propre Palais pour y séjourner.

Il ne reste aucun vestiges de ce Palais. 

Le Palais des Évêques se trouve accolé à la Cathédrale et longe le quai de l’Évêché.

Au XVe siècle, Mgr l’Évêque, Bertrand de Rosmadec élève un autre bâtiment à la même place.



En 1507, Mgr l’Évêque Claude de Rohan, commande la reconstruction de L’Évêché. 

En 1595, un grand incendie ravage les bâtiments. Ceux qui sont construit par Mgr L’Évêque de Rosmadec, sont complètement détruits. Il ne reste que la Tour de Rohan.

L'édifice comprend, selon un plan en équerre, deux ailes encadrant une tour d'escalier, style Renaissance.

L'aile longeant la rue Gradlon est achevée en 1645. Celle bordant la rivière Odet, bâtie en 1776 est améliorée en 1866. A la même époque, est édifier un cloître de style Néo-Gothique.

La Tour est équipée d'un escalier à vis, avec palier, de deux pièces hautes qui servaient au XVIIe siècle, de salles des archives.

Les cuisines du Palais, sont construites sur les plans de l'architecte Bertrand Moussin. Elles se trouvent aujourd'hui au rez-de-chaussée du Musée Départemental.

Les appartements de l’Évêque datent du XVIe siècle et ne sont aménagés qu'à la fin du XVIIIe siècle, dans l'aile sud du Palais, le long de la rue de l’Évêché, jonchant la muraille de la Ville-Close. 

La salle des fresques a connu beaucoup de transformations au fil des siècles. 

Elle a été construite au XVIe siècle.

La cour du Palais est bordé, sur ses deux côtés, d'un cloître construit entre 1864 et 1866 sur les plans de l'architecte Joseph Bigot. Il permet à l’Évêque de se rendre plus facilement en sa Cathédrale.  

La famille de Rohan est une des plus importantes de Bretagne. Elle détient de nombreuses paroisses, Châteaux, demeures et Territoires.



Les Appartements


Les Cuisines


La Tour Rohan



Armoiries des Rohan-Rochefort


27 avril 2021

Les Évêques (300-1946)

Voici la liste non-exhaustive des Évêques ayant été nommés  

IVe siècle : Corentin et Conogan

Ve siècle : Alor et Alain

1219 : Rainaud

Avant 1290 : Even de la Forêt

1300-1320 : Alain Morel

vers 1384 : Thebaut de Malestroit

Vers 1400 : Gatien de Monceaux

1416-1445 : Bertrand de Rosmadec

Avant 1472 : Jean de Lespervez

Vers 1484 : Allain Le Maout

1493-1501 : Raoul Le Moël

1501-1540 : Claude de Rohan

1614-1640 : Guillaume Le Prestre de Lezonnet

1642 - 1688 : René du Louet

1666-1706 : François de Coëtlogon

1707-1739 : François Hyacinthe de Ploeuc de Tymeur

1773-1790 : Toussaint François Joseph Conen de Saint-Luc

1790-1794 : Louis Alexandre Expilly

1798-1800 : Yves Marie Audrein

1802-1804 : Claude André

1805-1823 : Pierre Dombideau de Crouzeilles

1824-1840 : Jean de Poulpiquet de Brescavel

1840-1855 : Joseph Graveran

1855-1871 : Nicolas Sergent

1872-1887 : Charles Nouvel de la Flèche

1888-1892 : Jacques de la Marche

1893-1898 : Henri Valleau

1900-1907 : François Dubillard

1908-1946 : Adolphe Yves-Marie Duparc





Le Collège de la TA

Au XIVe siècle, Maître Guidomar recteur des écoles de grammaire de Quimper-Corentin, donnait ses leçons en sa maison du Guenniou rue du Viniou entre la Place Médard et la Place au Beurre-au-pot.

Les écoliers Bas-Bretons, souvent dans le plus grand besoin étaient accueillis par le Collège de Cornouailles à Paris.

Jusqu'au XVIe siècle, les villes de Bretagne ne semblent pas avoir mis à la disposition de la jeunesse, des ressources plus étendues. 

François II, fait ériger une sorte d'université, des trois Évêchés de Cornouailles, Treguier et Léon.

Le Concile des Trente ordonne en toutes les Cathédrales et églises métropolitaines, l'érection d'un Collège. 

En 1579, l'Ordonnance de Blois confirme qu'une petite institution dotée de revenus minimes d'un des candidats de la Cathédrale s'établit rue du Verdelet , sous la direction du chanoine scolastique, sous la surveillance du clergé du corps de Ville.

Mgr l’Évêque, Charles de Lescouët, décide faire un voyage en direction de Rome pour y rencontrer le Pape Grégoire XIII. Il reçoit l'ordre d'établir à Quimper, un Collège de la Compagnie de Jésus en 1584.

La guerre des Ligues de Bretagne stoppèrent la création de ce projet. Ce n'est qu'en 1597, après la capitulation de la ville d'Angers, que Mgr l’Évêque met en oeuvre son projet. 

Les Pères Jésuites viennent à Quimper-Corentin dans les années 1610 et 1611. La question du Collège est sérieusement étudié.

Au jour Pascal de l'année 1611, les députés du clergé, de la justice, de la bourgeoisie et de la noblesse, votent l’acclamation de la création du Collège.

Leur vœux est transmis à Sa Majesté Messire Jacques Lhonoré, chanoine de Cornouaille et secrétaire de l’Évêque.

Mgr L’Évêque, Guillaume Le Prestre, se montre hostile à l'installation des Jésuites à Quimper. 

Le 18 Octobre 1621, l’inauguration officielle est honorée. Le collège sera construit entre la Place Mez-Gloaguen et et la rue Royale, à l'emplacement de l'hospice Saint-Antoine. 

La cité de Quimper-Corentin n'est pas riche, à cette époque, elle doit faire face à des dépenses extraordinaires occasionnées par les épidémies de Peste noire.

La construction des bâtiments commencent en 1621 et ne se terminent qu'en 1748.

Entre le XVIIe et le XVIIIe siècle, les Jésuites y font bâtir une chapelle. Elle comprend une nef de deux travées avec bas-côtés, un transept à croisillons terminée par une abside en cul-de-four. 

La façade est ornée des ordres doriques et ioniques. L'édifice a été construit sur les plans du Père Martellange, d'après le modèle de celle du noviciat de la Compagnie, située à Paris rue du Pot-de-Fer.




Le Père Coussin, religieux célèbre, confesseur du Roi Louis XIII avait été exilé dans la Capitale de Cornouailles, par le Cardinal Richelieu. 
Il se trouve dépaysé et revient à Paris avec une mauvaise impression de la ville de Quimper-Corentin.

En 1762, les Pères Jésuites partent de Quimper-Corentin, en exécution d'un arrêté du Parlement de Bretagne. Denis Bérardier, prêtre en la paroisse de Locmaria, devient principal de l'établissement.

Le Collège offre l'enseignement classique des XVIIe et XVIIIe siècle : le Latin. Les jeunes élèves devaient savoir écrire, lire, calculer et et connaître les éléments de cette langue, savoir le Rudiment et savoir expliquer l'Appendice. La langue barbare des collégiens Bas-Breton étaient complètement exclu de cet établissement. 

Louis XV, confirme le maintien d'un collège à Quimper. L'établissement est confié à des prêtres du diocèse. 

La Convention Nationale, régime politique français qui gouverne la France entre 1792 et 1795, remplace le Collège par une Ecole Centrale en 1796. 

A partir de 1830, l'établissement devient Collège municipal et est administré par des laïcs. Les bâtiments sont très mal entretenus.

En 1802, Napoléon Bonaparte, Premier Consul de France, créé les lycées. 

Dès 1811, la ville de Quimper, demande la transformation de son collège en lycée. En 1848, seulement, Brest obtient le sien.

Le collège de Quimper est le seul établissement public du sud-Finistère, comparé à l'enseignement catholique qui multiplie les écoles secondaires.

Le 15 Octobre 1881, décidé par le gouvernement de Jules Ferry, la création du lycée est confirmé. Le texte est signé par Jules Grévy, Président de la République.

L'ancien collège est détruit, les nouveaux bâtiments sont inaugurés en 1886 et se finissent deux ans plus tard.


Le dortoir


Le réfectoire

En 1897, le nouveau lycée porte désormais le nom de La Tour d'Auvergne, il s'agit d'un lycée de garçons mais les filles sont présentes dans les classes enfantines et plus tard dans les classes de mathématiques.


Théophile-Malo de La Tour d'Auvergne-Corret
Premier Grenadier de la République sous Napoléon

Max Jacob nous dit : " Comme il faut qu'en Bretagne, rien ne soit comme partout, ce fut un grenadier, nommé La Tour d'Auvergne, qui découvrit les beautés de la langue Bretonne, en 1780, sa littérature et ses mœurs " 

L'effectif varie : 450 en 1914, 600 en 1947 et 1 000 en 1963. Les classes sont très chargées. Une amicale des anciens élèves est fondée en 1904 ainsi qu'une association de parents d'élèves en 1933.

Durant la Guerre, de nombreux maîtres et élèves intègrent des mouvements résistants.

Soixante-Douze ne reviendront pas.




En 1965, le lycée de Cornouailles est construit pour recevoir les élèves du second cycle. La Tour d'Auvergne devient C.E.S puis Collège.


Au fil des siècles, de nombreuses personnalités ont étudiés à La Tour d'Auvergne : 

XVII e siècle : Elie Fréron et Joseph Dupleix

XVIII e siècle : Théophile de La Tour d'Auvergne et Amiral Yves de Kerguelen

XIX e siècle : Anatole Le Braz et Jean-Marie de Silguy

XX e siècle : Max Jacob, Julien Gracq, Per-Jackez Hélias, Xavier Trellu et Jacques Maillet

Anecdote de mon père : " Ayant été élève dans l'année 1961-1962, il se souvient de voir les tessons de bouteilles sur les murs de la prison, tout en se lavant les mains dans l'eau froide des lavabos en zinc "



Une classe en 1912



Prison de Mez-Gloaguen

Les maisons Prébendales

La définition d'une maison prébendées se définit comme la demeure d'un chanoine prébendé, représenté comme un dignitaire de l'église ayant le privilège de pouvoir lever l'impôt ecclésiastique. 

Le chanoine est un prêtre attaché au service de la Cathédrale faisant partie d'un groupe, le Chapitre Cathédrale. Il dit les messes, accueille les paroissiens et fait vivre les sacrements.

En 1683, il y avait à Quimper-Corentin, sept maisons prébendées contre douze au XIXe siècle.

En 1219, d'après le Cartulaire de la Cathédrale, le premier de ces donateurs paraît avoir été un trésorier du Chapitre nommé Geffroy qui fit donner sa maison se trouvant au coin de la Tour du Châtel et de la rue Obscure. 

Le second fut le chanoine Rodandus fit don de sa maison sur l'eau vis-à-vis du jardin épiscopal, au niveau de la Rue Neuve.

En 1275, il n'y a pas d'autres maisons de ce genre puisque le Chapitre prend soin de préciser que les familles et autres domestiques ont le droit d'y séjourner, quarante jours, après le décès de son ou ses titulaires.

A partir de 1335, le Chapitre délibère et décrit dans ses textes, qu'un chanoine résidant depuis deux ans, obtient la jouissance des maisons prébendées, de préférence à leurs confrères non-résidents.

En 1791, onze maisons ont été vendues comme bien National, dont celle de Bertrand de Rosmadec, rue de la Tour-Bihan.

Beaucoup de ces maisons étaient accolées au mur de la Cathédrale et tout autour de la Place du Châtel. 

1 - L'Hôtel de Lestulan, rue Dorée, possédé par le chanoine Hervé de Lezongar

2 - Une maison du XVIe siècle, à l'angle de la rue du Guéodet, donné par le Trésorier Geffroy en 1219

3 - Sur l'emplacement actuel de la Mairie, Place du Châtel, se trouvait la maison du chanoine Moreau.

En 1791, six autres maisons sont vendues comme Bien National : Rue du Frout, Place Saint Corentin, Rue du Verdelet.

Rue Royale, un acte de vente, nomme Sévérac, comme propriétaire. Une partie avait été destinée à l'extension de la prison du Roi. Elle se trouve à l'angle de la rue de Poulzperon. 

Monseigneur l’Évêque, Allain Morel en fit donation au Chapitre en 1301.   

Une autre maison se trouvant dans le cloître du Couvent des Ursulines est appelée propriété, de part de sa grandeur. Deux écuries, une crèche, deux jardins. La maison est ornée d'une porte ogivale portant un écusson mutilé. C'est à cet endroit que les Pères Jésuites séjournent à leur arrivée à Quimper avant la construction du collège en 1619.

Le chanoine Moreau mentionne une maison prébendée au haut de la ville près de la Porte Bihan, rue de la Tourby. Les fondations sont de façon ducale avec un jardin et un potager d'une vaste étendue allant de la rue Obscure jusqu'à la rue Saint-Antoine. Il nommera cet enclos : Le Jardin du Chapitre, cédé aux Jésuites pour la construction du Collège.

En 1790, l’Évêché décide de supprimer ces prébendes et sauve le Chapitre de toute préoccupation d’administration à cet égard.



Rue du Lycée



Place Saint-Corentin



Place au Beurre au Pot ( En arrière plan, la maison prébendale de Boisbilly)


26 avril 2021

Personnalités Quimpéroises

De nombreuses noms de rues et places évoquent des noms célèbres ayant participé ou non à la vie Quimpéroise. 

En voici quelques exemples : 

1 - René Théophile Hyacinthe Laënnec, né le 17 Février 1781 à Quimper (Saint-Mathieu). Il devient docteur à l'hôpital Necker en 1816. C'est à ce moment-là qu'il découvre l'art de l'auscultation et invente le stéthoscope. Il meurt le 13 Avril 1826 en la paroisse de Ploaré.



2 - Elie Catherine Fréron, né le 20 Janvier 1718 à Quimper. Il a la profession de journaliste, critique littéraire et polémiste Français. Il meurt le 10 Mars 1776 à Montrouge (Hauts de Seine).



3 - Max Jacob, né le 12 Juillet 1876 à Quimper. Il est romancier, peintre et poète moderniste. Il côtoie les plus grands de cette période ( Dali, Cocteau,Dumas..). Il meurt le 5 Mars 1944 dans le camp de Drancy, au milieu de la barbarie Allemande.



4 - Dom Michel Le Nobletz, né le 28 Septembre 1577 à Plouguerneau, il est Missionnaire de la réforme catholique dans le Royaume de France. Il meurt le 5 Mai 1652 au Conquet.


5 - Jean Moreau, né en 1552, est un des chanoines les plus connus en Basse-Bretagne. Sa mère est l'héritière du Château de Kéraval en Plomelin et son père est substitut à la Cour Juridictionnelle. Il rédige des mémoires sur la période de la guerre des ligues en Bretagne. Il meurt le 29 Juin 1617 à Quimper.


6 - Joseph François Marie Bigot, né le 21 Décembre 1807 à Quimper. Il est le Numéro 1 des architectes Bretons. Grâce à ses plans, nous avons pu construire 29 églises, 80 écoles, le château de Keriolet à Concarneau et bien d'autres. C'est lui aussi qui a dessiné les plans des deux flèches de la Cathédrale de Quimper. Il meurt le 4 Septembre 1894 à Quimper.



7 - Pierre Paul de La Grandière, né le 28 Juin 1807 à Redon. Il est Vice-Amiral de la Marine. Il meurt le 25 Août 1876 à Quimper.

8 - Joseph Astor, né le 27 Juin 1824 à Ajaccio. Il est Maire de Quimper, Conseiller Général du Finistère et Sénateur de la III e République. Il meurt le 20 Août 1901 à Loctudy.

9 - Adolphe Duparc, né le 5 Février 1857 à Lorient. Il est évêque de Cornouaille (1908-1946). Il meurt le 8 Mai 1946 à Quimper.


10 - Joseph François Dupleix, né le 1er Janvier 1697 à Landrecies (Nord). Il est Gouverneur des Etablissements Français de Pondichery en Inde. Il meurt le 10 Novembre 1763 à Paris.


11 - Yves Joseph de Kerguelen de Trémarec, né le 13 Février 1734 à Landudal. Il est officier de marine et navigateur. Il fait la découverte des îles de la désolation, que l'explorateur Anglais, James Cook, nommera :  L'archipel des Kerguelen. Il meurt le 3 Mars 1797 à Paris.


12 -  Jean Moulin, né le 20 Juin 1899 à Béziers. C'est un Haut-Fonctionnaire dans l'administration Française. Il a été Sous-Préfet de Châteaulin (1900-1933). C'est aussi un grand résistant. Il meurt le 8 Juillet 1943 en Moselle, dans un convoi en partance pour un camp d'extermination Allemand.

13 - Denis Bérardier, né le 26 Mars 1735 à Quimper. Il est prêtre et théologien. C'est grâce à lui que Quimper devient Chef-Lieu du Département. Il meurt le 1er Mai 1794, au Collège Louis Le Grand à Paris.


14 - René Madec, né le 27 Février 1736 à Quimper. Il est marin et aventurier de la Compagnie des Indes. Il fait construire le manoir de Prat-ar-Raz devenu plus tard Manoir des Indes (Penhars). Il meurt le 28 Juin 1784 à Quimper.





15 - Alexandre Massé, né le 15 Février 1829 à Quimper. Il est l'inventeur du bouton à 4 trous. Il meurt le 13 Avril 1910 à Paris dans le 13e arrondissement. Il est inhumé dans le cimetière, de la paroisse de Saint-Marc à Quimper.



16 - Louis Hémon, né le 25 Février 1844 à Quimper. Il est le créateur du Journal Républicain : Le Finistère. Il meurt le 4 Mars 1914 à Quimper.


17 - Pierre Alexis Ronarc'h, né le 22 Février 1865 à Quimper. Il est Chef d'Etat-Major de la Marine. Il meurt le 1er Avril 1940 à Paris.



18 - Abel Villard, né le 4 Janvier 1871 en la paroisse de Ploaré. C'est un peintre et propriétaire de la Confiturerie Villard, rue de la Providence. Il meurt le 16 Février 1969 à Quimper.


19 -  Charles Armand Picquenard, né le 14 Mars 1872 à Quimper. Il est botaniste, docteur, poète et écrivain Français. Il meurt le 3 Janvier 1940 à La Forêt-Fouesnant.


20 - René Maurice de Kerret, né le 4 Septembre 1833 en la paroisse d'Ergué-Armel, au château familial de Lanniron. Il est officier-dessinateur sur la frégate La Forte. Il meurt le 17 Juin 1898. Il est inhumé dans la chapelle funéraire familiale, au cimetière de Brasparts.



21 - Théodore Le Hars, né le 12 Aoùt 1861 à Quimper. Il est Maire de Quimper (1904-1912) et (1920-1928) puis Sénateur de la III e République. Il meurt le 2 Octobre 1928 à Scrignac.

 


22 - Marie de Tréouret de Kerstrat, né le 25 Juillet 1841 à Langolen. Elle est l'une des pionnière de la diffusion cinématographique au Canada, aux Etats-Unis et à Saint-Pierre-et-Miquelon. Elle meurt le 20 Décembre 1920 à Pont-L'Abbé.


Introduction

Kemper, qui signifie confluent, capitale de la cornouaille bretonne, connue pour ses maisons à colombages, reliée à l'immense Monument r...