En 1789, à Locmaria, la population de la paroisse ne dépassait pas 750 âmes.
Presque la totalité de la population vivait de l'industrie de la céramique. On y trouvait quelques charpentiers de marine et autres fabricants de barques. Quelques marchands de bois, négociants.
L'ancien moulin du Prieuré situé sur la rive droite de l'Odet, en aval de Pen-ar-Pont a été acquis par le manufacturier Caussy en 1792. Il avait déjà obtenu l'aménagement du marais de Penanguer par le prince de Bourbon, gouverneur de Bretagne. Le marais s'appelait Meil-ar-Liou ( Moulin des couleurs) car on y broyait les couleurs employées dans l’industrie des faïences.
A la veille de la Révolution, Locmaria possède trois manufactures de faïences dont les produits finis étaient universellement rependus en Basse-Bretagne.
La première et plus célèbre est fondée en 1690 par Jean-Baptiste Bousquet.
En 1780, la deuxième manufacture voit le jour. Elle est fondé par François Eloury, ancien ouvrier de la maison Caussy.
En 1789, la troisième manufacture est construite, il s'agit de celle de la famille de Guillaume Dumaine.
En 1792, la famille Bousquet cède par alliance la manufacture à la famille d'Antoine de la Hubaudière dont il fait l'acquisition de l'ancien presbytère en 1791, pour le transformer en atelier.
En 1809, Hélène Eloury épouse Charles Porquier. La famille est propriétaire de la manufacture jusqu'au début du XX e siècle.
Vers 1821, Jean-Baptiste Tanquerey gendre et successeur des Dumaine prend la direction de cette maison. L'établissement est détenu au milieu du XX e siècle par la famille Henriot.
Nous comprenons alors, aujourd'hui, d’où viennent ces fameuses initiales sous les céramiques, regroupant les trois manufactures : HBH




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