A la fin du 18e siècle, la ville change son vieux nom de Quimper-Corentin, en un seul mot : Quimpercorentin. Puis elle prend le nom de Quimper-sur-Odet et enfin, Kemper se nomme Montagne-sur-Odet.
La ville se décompose en deux parties :
1 - L'intra-muros : Ville-Close, propriété des Évêques et de l’Évêché de Cornouaille.
2 - La Terre-au-Duc : Propriété de la noblesse de Cornouaille.
En 1209, un château est construit sur aveu de noblesse par le Maître d'Oeuvre, le duc, Guy de Thouars.
En 1263, Pierre de Dreux érige une muraille de pierres autour de la ville. Surmontées de distance en distance de 10 tours et mâchicoulis avec parapet et pont-levis.
La plus vieille maison se situe au niveau du Steir. Elle est surnommée, maison à échauguette, avec sa petite tourelle.
Six portes permettent d’entrer dans la ville-close :
1 - Tour Pennallen ou Tour Furic, rue des Regaires
2 - Tour Nevet, jardins des Ursulines
3 - Tour-Bihan, devenue Tourby
4 - Tour du Châtel, passage de la Cathédrale
5 - Tour Medard, rue du Pichery
6 - Tour Saint-François (Terre-au-Duc)
Cette dernière y porte deux écussons aux armes de Bretagne, l'un plein et l'autre celui de la famille du duc, Guy de Thouars.
L'Évêque Raynaud, donne à celui-ci une parcelle d'un hectare en échange de la construction des portes et murailles. Cette terre se trouve en bas de la rue Kéréon, au bord du Steir (propriété du duc).
Au 12e siècle, la plupart des rues et places sont nommées en langue vulgaire, le Breton car à l'origine les noms s'écrivent en langue Latine. Les rues Kéréon et Mez-Gloaguen sont des exemples types dont voici leurs vrais significations :
Mez-Gloaguen apparaît dans les lignes du Chevalier de Fréminville comme, Campus Gloaguen et se traduit par le champ de Gloaguen.
L'hôpital Saint-Antoine y est construit par les Jésuites à cette même place.
Au niveau de la place, rue Bily, se trouve la chapelle Saint-Antoine et son cimetière. Elle est vendue comme bien national à la Révolution. Elle a aujourd'hui totalement disparue.
En 1793, le roi Louis de Bourbon, seizième du nom, demande un aveu pour y construire la nouvelle prison Royale, située à la place de la chapelle Saint-Antoine. La première se trouvait rue Elie Fréron et deviendra après 1793, la maison de justice.
Au 16e siècle, la rue Sutorum prend le nom de la rue Kéréon. Elle est l'artère principale de la ville tout au long de son existence.
La rue Toul-al-Lazr (Trou du Cuir) devient la rue Toul-al-Laër, regroupant des commerces de tanneries.
La ruelle An Douaric, est inscrite sur un plan de 1764, comme rue Dorée. La traduction du mot Douar, correspond au mot Terre. Mais dans ce contexte il n'y a pas de terre vu que la ville est propriété des Évêques. Nous pouvons donc en venir au mot Dour qui signifie eau. L'explication se rapprocherait plus de cette interrogation. Ce qui donnerait la rue, An Douric, petite eau.
La rue Obscure ou rue Royale devient la rue Elie-Catherine-Fréron.
Celle du Viniou a été traduit en Latin au 13e siècle par Vicus Vinae, rue de la Vigne. Le plan de 1764 porte la rue des Vendanges.
La rue de la Chaire Saléee au 14e siècle devient la rue du Salé.
La place aux ruches devient la place au Beurre-au-Pot, simplifié en Place au Beurre. On y vend du beurre et du miel.
La rue des Febvres a été transformé en rue des Orfèvres et devient de nos jours, la rue du Chapeau-Rouge. Une pure invention, non réfléchie.
Beaucoup de rues sont représentés par les métiers, Kéréon ( Cordonniers), Sallé ( Charcutiers), Orfèvres ( Serruriers).....
Dès 1750, tout ces métiers avaient disparus des rues. Jusqu'au 19e siècle, les vieilles rues portent encore leur vrais noms.
Les noms des rues de L’Évêché, des Régaires, de la Ville-Cohue, des Gentilshommes, de la Terre-au-Duc, rappelle l'Ancien régime : La Terreur.
Ces places sont rebaptisées en rues de Saints (François, Corentin, Catherine...).
La rue des Jésuites ou rue des Arts devient très tard la rue du Collège.
Voici les places et rues qui ont changés de noms dans les années 1800 :
Place de la République / Place Saint-Corentin
Rue de la Révolution / rue Sainte-Catherine
Rue du Champ de Bataille / rue Sainte-Thérèse
Rue Voltaire / rue Saint-François
Rue du Rossignol / rue Saint-Mathieu
Place de la Nation / Place Terre-au-Duc
Rue de l'Egalité / rue des Gentilshommes
Rue Mably / rue Ville-Cohue
Rue Jean-Jacques Rousseau / rue des Regaires
Un nouveau nom est donné à la Place Neuve : Place du Finistère. Elle était intégré au milieu de la Place du Couvent des Ursulines, proche de l'église Saint-Mathieu.
La rue du Frout n'est pas d'origine puisque le ruisseau qui y passe dessous s'appelle Penruic.
La rue des Etaux devient, rue des Boucheries.
Au carrefour des rues Saint-François et des Etaux, se trouve la Place Maubert, lieux de vente des meubles saisis par la Sénéchaussée. Au 15e siècle, elle prend le nom de Place aux Herbes ( marché aux légumes)
Au bas de la rue Kéréon, se trouve la Place Médard appelé officiellement la Barre de Médard, servant de siège de Justice ecclésiastique.
L'ancienne église municipale Notre-Dame du Guéodet, construite en 1209, se situe à l'angle de la rue du même nom, Gué-Odet et celle des Etaux. Elle a été démolie pour réparer la chapelle du Collège des Pères Jésuites, construit à l'emplacement du Jardin du Chapitre.Au décret du 18 Germinal an x ( 8 Avril 1802), son jubé, ses boiseries ont servi à faire du feu, ses vitraux détruits.
Les Halles actuelles occupent la place de l'ancien cimetière des Cordeliers, jouxtant l'église du même nom. La nef occupe la rue du Steir et le chœur s’avance sur la rue Saint-François.
C'est à cette place que Jean Discaléat, plus connu sous le nom de "Santig Du", y repose. Sa statue a été déplacée dans la Cathédrale Saint-Corentin et sert à y déposer des offrandes par les villageois.
Contre le mur de l'église des Cordeliers, la chapelle des Agonisants ou autrement appelé Notre-Dame de Vertu y est construite.
Il faut retenir que sur chaque place se trouvait une croix ou un calvaire, tous aujourd'hui disparus
Entre 1766 et 1812, Quimper regroupe 713 maisons.
En 1882, 1 415 propriétés bâties sont répertoriés entre le fief de l’Évêché et celui de la Terre-au-Duc
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